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II - notions de base d'environnements multi-machines.

  • Ensemble de machines non connectées avec échange de fichiers par disquette (aujourd'hui clés usb)
  • Réseau entreprise sans serveur avec échange de fichiers par partage d'espace disque (dossier partage)
  • Réseau entreprise avec serveur(s) et ensemble de logiciels réseaux (serveur http, serveur ftp, serveur samba, serveur de base de données) [Intranet]
  • Réseau dédié avec location de lignes spécialisées auprès de FT et routeur. On se connecte à un serveur physiquement présent dans les locaux de la maison mère en composant le numéro de téléphone du serveur.
  • Réseau VPN (ex bureau à distance de windows XP). La connexion passe par internet et on 'compose' l'adresse de la machine serveur sur un port dédié (le bureau à distance écoute sur ce port).
  • Serveur hébergé dans une salle blanche par un prestataire et connecté au réseau internet mondial avec un accès privé (extranet) et/ou public (internet).

L'évolution de la démocratisation de l'informatique personnelle, fait de l'ordinateur en entreprise un outil aussi courant que le téléphone. Ainsi, il n'est pas rare, sinon courant, de trouver plusieurs ordinateurs dans la même entreprise. Acquis au fil du temps (le rythme de renouvellement du parc étant passé de 6 à 3 ans dans les 5 dernières années), ils cohabitent souvent ensemble. Cela a ouvert de nouveaux horizons pour le partage de fichiers (fini le transfert de fichier par disquette, bienvenu dans l'univers du réseau.) Là encore, il est important de connaître les différentes modalités de connexion de ces machines entres-elles. La solution la plus courante et la moins contraignante (celle du partage disque) n'est pas forcément la plus adaptée à toutes les situations. Si elle facilite le transfert de données de postes à postes à peu de frais et de peu d'expertise, elle 'confine' dans un mode de pensée, elle pose des problèmes de sécurité, elle réduit les champs de possibilités qu'offre un réel mode client-serveur.

Qui ne connaît pas d'entreprise ou la seule machine connectée à internet n'est pas relié au réseau ? Sans vouloir polémiquer sur les aspects sécurité, il est indéniable que la perte de productivité est évidente : impossibilité de faire des recherches sur le web facilement (il faut changer de poste), impossibilité de communiquer par mail sans avoir à se déplacer (et comment transférer des fichiers de plus de 1,44 Mo - taille d'une disquette ?) De plus, cette machine n'étant à personne et à tout le monde, qui se soucie de la maintenir en état de marche ? Qui connaît sa configuration ? Qui va relever les mails plusieurs fois par jour ?

Il existe même des entreprises qui utilisent le partage de bureau à distance des derniers windows pour ouvrir à peu de frais leurs machines sur le réseau mondial. Cette 'technicité' donne l'impression d'avoir atteint la cour des grands en quelques clics. Pourtant, avant de s'ouvrir au monde impitoyable du réseau des réseaux ne faudrait-il pas avoir l'expertise nécessaire à la sécurisation de la machine ? Ne faut-il pas suivre en temps réel les failles de sécurités et incorporer tous les patchs de sécurité ? Ne faut-il pas fermer TOUS les services dont on n'a pas besoin ? Ne faut-il pas supprimer les backdoors (entrées de services que les développeurs de logiciels laissent afin de pouvoir se connecter aux services concernés et y faire de la maintenance) des nombreux logiciels installés (backdoors ayant très souvent des mots de passe génériques que l'on trouve sur internet avec un peu de recherche.) ?

L'objectif de ce questionnement n'est pas d'assombrir le paysage informatique de l'entreprise, mais bien de soulever quelques points importants parmi d'autres dès lors que l'on utilise sa machine pour traiter et archiver des données et informations dont dépend l'avenir professionnel de l'entreprise. Non, l'informatique n'est pas de la bureautique, et non, l'informatique n'est pas simple. De manière humoristique, je dirais : lorsque vous posez une question, prenez par habitude de fuir la personne qui commence sa réponse par :
« C'est simple, il suffit de .... ».