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V - Partage et sécurité des informations

  • Le partage de l'information est au coeur de la notion de compétence et de productivité. Personne ne peut plus vivre en autarcie professionnelle.
  • Partager l'information permet de rassembler des données existantes mais diffuses et de confronter des points de vue complémentaires et/ou supplémentaires sur des situations complexes.
  • Partager l'information fait partie du processus de communication inhérent aux métiers de la forêt.
  • La masse des informations disponible impose de faire le tri dans la mise à disposition de celles-ci et de ne partager sélectivement que ce qui est nécessaire.
  • Comment gérer efficacement des informations diversifiées ?
  • Comment mettre en oeuvre un partage sélectif ?
  • Dans un contexte informatique (contrairement au papier), la sécurité des informations est une notion importante pour des données sensibles.
  • Est-ce important que certaines données soient cachées ?
  • Suis-je vraiment trop dépendant du matériel que j'utilise et quelles seraient les conséquences d'une perte de celui-ci ?

La notion d'information a changé avec l'informatique : il est possible de stocker une grande masse de données sur des espaces réduits, il est possible d'alléger la charge de travail en corrigeant un texte (sans avoir à retaper tout le document et même sans Tipp Ex), il est possible de dupliquer une partie d'un document dans un autre avec le copier-coller. Il est aussi possible de donner à quelqu'un son document afin qu'il puisse faire des modifications dans celui-ci sans avoir besoin de le ressaisir.

Cela ouvre de nouveaux horizons dans le domaine du partage de l'information, et aussi directement dans celui de la sécurité. Ainsi, tous les intervenants peuvent travailler en temps réel sur le même document (ou la base de donnée). Quel gain de temps ! Tout le monde a les même informations toujours à jour, personne n' est obligé de ressaisir des informations déjà saisies par un autre. Et si en plus tout le monde suit le même classement rationnel (qui transcende chaque logique propre), quel gain de productivité ! Nous entrons dans le meilleur des mondes de l'informatique.

Cela veut dire que TOUS possède les logiciels que j'utilise pour travailler, et (cas qui me concerne plus) que je possède aussi TOUS les logiciels de TOUS ceux avec qui je travaille, et que je suive aussi leurs évolutions, nouvelles versions après nouvelles versions.

Cela veut dire aussi que tout le monde peut avoir accès à l'ensemble des documents (cas typique des ordinateurs en pseudo-réseau avec partage disque : tous les ordinateurs voient tous les ordinateurs et tous les documents en partage). Dès lors, une distortion dans notre meilleur des mondes de l'informatique se fait jour : chacun commence à faire un tri entre ce qu'il considère comme 'public' et ce qui est 'réservé'. Si cela semble, de prime abord, un choix intelligent et rationnel, il devient vite difficile de gérer des 'niveaux' d'accès. Par exemple, si je travaille avec un stagiaire ou un intérimaire, je ne désire pas forcément lui donner accès à mes dossiers clients, pourtant il me semble nécessaire qu'il puisse avoir accès au répertoire pour pouvoir le mettre à jour. Je vais donc lui en faire une copie locale, copie qui remplacera l'original sa tache une fois terminée. Nous voilà donc en présence de 2 données dupliquées qui ne sont pas au même niveau de mise à jour. Cette 'entorse', multipliée par le nombre de cas que le travail collaboratif peut impliquer, transforme rapidement nos données en une jungle numérique difficilement domptable.

Enfin pour terminer sur une note plus hypothétique qu'alarmiste, si demain, mon ordinateur n'était plus en état de marche (destruction physique ou logique) ou pire, s'il tombait en de mauvaise main, quelles seraient les implications immédiates (capacité à suivre les dossiers en cours, diffusion de données privées sur des dossiers sensibles) et futures (capacité à reconstituer en partie ou en totalité les données) ?

Les choix ne sont pas faciles. Être libre c'est savoir. Savoir c'est apprendre.